Trois jours après l'accident, la vie de Tim Potisek est toujours en suspens .
Trois jours après sa chute survenue à l'entraînement vendredi après-midi sur le terrain de Loon-Plage, le jeune pilote dunkerquois est toujours plongé dans le coma. Hier soir, son état était jugé stationnaire.
La famille du jeune champion dunkerquois doit s'armer de patience et, comme le répètent inlassablement ses amis proches, « croiser les doigts ». Timoteï Potisek souffre d'une fracture de la deuxième vertèbre cervicale (l'axis), une blessure malheureusement souvent fatale et que l'on retrouve habituellement chez les personnes ayant plongé dans une piscine pas assez profonde. Touché dans une région de la moelle épinière qui a des incidences sur le système respiratoire, l'état de santé de Timoteï Potisek est particulièrement préoccupant. Aujourd'hui, les médecins tenteront une fenêtre d'éveil afin de savoir si les fonctions cérébrales du jeune pilote ont été touchées. Toujours plongé dans un coma thérapeutique, son état était jugé stationnaire hier soir. Le coup de gueule d'Arnaud Demeester Pendant que Timoteï Potisek lutte pour la vie, l'émoi est toujours aussi grand dans le microcosme du moto-cross. « On est tous sous le choc, même si l'on sait que c'est le genre de choses peut arriver à n'importe qui, même à un champion. En plus d'être un drame personnel, c'est un gros coup dur pour notre discipline. Il faut travailler sur la sécurité des pilotes. Mais on ne peut pas dire "aujourd'hui, on arrête tous de rouler" », explique Jean-Claude Moussé, vainqueur de l'Enduro du Touquet en 1999 et 2004. Très touché et très remonté, Arnaud Demeester, le plus célèbre des pilotes nordistes, sept fois vainqueur au Touquet, qui vient juste d'arrêter sa carrière, fait quant à lui un constat encore plus dur pour son sport. « Ce qui me fout hors de moi c'est qu'on prend des risques pour pas grand-chose comparé à des disciplines où le haut niveau, ça rapporte. Alors pourquoi se faire "chier" à vouloir être le meilleur ? Pour la gloire ? Ça fait réfléchir. Si j'avais un conseil à donner aux jeunes qui voudraient faire de la moto leur métier, c'est de choisir un sport moins dangereux. Et pourtant j'aime le moto-cross, c'est toute ma vie, mais il n'y a aucun avenir dedans. » croisson les doigts pour lui !!!